GEORGES COLLIGNON
(LIEGE, 1923)
Ce tableau a été vendu par la Galerie du Pistolet d'Or. Cliquez sur l'image pour voir les oeuvres exposées.
Signature de l'aquarelle
Après des débuts figuratifs à l'Académie de Liège (1939-1945), il évolua vers l'abstraction lyrique dès 1946.
Lorsqu' âgé de 27 ans, Georges Collignon remporta en 1950, avec Alechinsky, le prix décerné pour la première fois par la Jeune Peinture Belge, son oeuvre attestait d'emblée une étonnante maîtrise formelle: l'espace résolument bidimensionnel se voyait rythmé par une accumulation de modules et de linéaments subtilement cloisonnés. C'est alors qu'il anima avec Léopold Plomteux la section liégeoise de Cobra, puis qu'il participa aux activités du groupe Art Abstrait.
De 1951 à 1968, il alla vivre à Paris où il débuta une carrière internationale. Réticulée en alvéoles de couleurs pures, tramées sous la lumière, sa peinture se dynamisa vers 1954 dans de longues bandes s'étirant dans l'espace. La couleur, plus intense et contrastée, en arriva à structurer des morphologies souplement géométrisées; puis vers 1957, elle s'organisa en une dynamique de puissants mouvements curvilignes. En 1958 enfin, le collage vint momentanément s'intégrer à la peinture et orienta son abstraction vers des formes plus modelées, d'une palette austère, mariant une fois encore la rigueur structurelle aux élans plus instinctifs du lyrisme.
Vers 1965 toutefois, des éléments figuratifs réapparaissent dans sa peinture; progressivement, Collignon impose une découpe du réel mordante et insolite qui restitue, jusque dans les luxuriantes compositions des années 80, un monde surréel où figure humaine et objets s'enlacent en une osmose plastique toute personnelle.